Animation

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Notre enseigne

mercredi 27 juillet 2011

Du soleil dans les yeux mais pas dans le ciel

     Ils étaient trois jeudi dernier le 21 juillet, trois qui ne se préoccupaient pas trop du temps et qui étaient très désireux de passer un après-midi loin de la plage et du sable. Maxence qui arriva tôt, Nolan, un peu perdu dans les rues de Mers et Annane Valentine qui faillit être en retard.

     Les présentation faites , tout le petit groupe se dirigea vers les chemins campagnards pour commencer cette prometteuse après-midi. D'abord, cueillir des plantes, mais bien cueillir, avec respect de la nature.
Amarylis
     Et ça ne manque pas de merveilles dans le coin. Il y a de la carotte sauvage et le bel Ononis rampant aussi nommé bugrane rampante ou encore arrête-boeuf, plus loin c'est la centaurée jaune avec la tige qui traverse la feuille, et la centaurée scabieuse à côté de la scabieuse des champs. Oui, c'est deux fois scabieuse et deux plantes différentes, mais c'est parce que les feuilles de l'une ressemblent à celles de l'autre. Il y avais aussi le chardon roulant mais là personne n'a cueilli. Par contre la sarriette et l'origan, tous deux très odorants, entrent dans la collection.
     Chacun des trois visiteurs a adopté la même tactique, il cueille puis l'accompagnant garde la plante. Et sur le petit plateau où il y avait dans le temps des courses de moto-cross, la collecte continue avec le lotier corniculé, le pavot cornu qui maintenant fait son fruit (qui ne se mange pas) et du trèfle.
     Là on a des plantes plein les mains et il est temps de réaliser notre petite présentation. Assis bien tranquillement à l'abri du vent avec les supports en carton et bois que notre guide a apporté, chacun colle, scotche, attache, écrit, dessine suivant son inspiration et le résultat est beau ; pour certains une seule création ne suffit pas !

     Tout est rangé ? demande l'animateur. Alors c'est le moment de calme pour écouter ces drôles d'histoires arrivées aux plantes. D'abord cette drôle d'histoire ou fut mêlé le sureau puis la grande aventure de la pâquerette.
     Voilà ; l'après midi se termine ; les estomacs se creusent ; il est temps de rentrer. Sur le retour les mûres sauvages (premières de l'année) sont délicieuses.

Pervenche Dubois     

vendredi 15 juillet 2011

La voisine de Friville Escarbotin

      Tout était pour le mieux en ce samedi 9 juillet, un terrain plat, une distance raisonnable et un ciel qui se dégageait. Tout pour qu'une voisine venue de Friville escarbotin participe à notre sortie dans la zone humide.

     C'est accompagnés chacun de leur bâton de marche que notre guide et sa visiteuse partirent pour la randonnée. C'est avec les arbres que les explications commencent. il y a tout d'abord les classiques, sureau noir et aubépine, puis l'érable et le fusain. puis la petite flore avec l'étonnante barbane, la très jolie brunelle, l'arum tacheté qui maintenant a le fruit qui murit, et la clémétite des haies.

     Le soleil brille toujours quand nos deux promeneurs passent de l'allée bocagère à la prairie humide et le changement étonne toujours les visiteurs. Là, les explications continuent avec la cadère que madame connait mieux sous le nom de Cabaret des oiseaux. Il fut question aussi de la prêle (toujours surprenant) la mélilot le blanc et le jaune vivant côte à côte, la carotte sauvage, la consoude, l'épilobe hirsute, que l'on trouve dans les zones humides à la différence de l'épilobe en épi que madame connaissait mais qui vit près des zones boisées, la spirée ulmaire beaucoup plus connue sous le nom de reine des prés (notre photo) et le millepertuis.
     C'est là que nous avons quitté la Normandie pour la Picardie et la zone ensoleillée pour le sous-bois et un chemin plus aisé pour notre visiteuse, l'été n'est pas la meilleure saison pour la flore dans ce lieu. Néanmoins l'anthrisque sauvage et sa ressemblance avec le cerfeuil fait réagir notre visiteuse.
     Voilà la boucle bouclée. Son petit bouquet de fleurs à la main, elle quitte notre guide avec satisfaction et la promesse de revenir sur une autre sortie "facile". Seuls les difficultés du terrain arrêteront notre visiteuse, et ses 76 ans, toujours avide de connaissances.

Marjolaine

jeudi 7 juillet 2011

Les premières exploratrices

   
Elles n'étaient que deux, maman et sa fille, au départ de l'aventure qui allait les mener à la fosse aux lions. Deux connaisseuses de la nature parce-que toutes deux tiennent leur herbier. Si la couverture nuageuse est un peu basse, cela ne saurait durer, il y a déjà quelques trouées qui préparent un bel ensoleillement.

   
La présentation du terrain et ses difficultés ne rebutent pas nos deux adeptes de la nature et très vite le « c'est quoi ça » arrive et la question est répétée souvent, alors le guide parle de l'achillée millefeuille, de la luzerne cultivée, du sainfoin de l'anthyllide vulnéraire de l'ajonc maintenant en fruits. Un fruit qui crasse et explose sous l'effet de la chaleur. Puis il y eut la campanule à petites feuilles, la piloselle, la scabieuse des champs le panicaut des champs, la clématite des haies, le chèvrefeuille des bois et beaucoup trop loin son frangin le chèvrefeuille des haies. (grâce à notre herbier électronique notre jeune amie pourra bientôt voir la différence entre ces deux plantes, dès notre prochaine mise à jour).

La route se poursuit dans les trop nombreux chemins, les vues sur la vallée de la Bresle sont appréciées, surtout que venant de Eu, nos visiteuses replacent vite les lieux. La collecte des plantes n'est pas terminée. La belle mauve musquée fut aperçue dans un chemin, l'origan commun aussi et l'inule squareuse, qui attend le mois d'août pour fleurir, l'anthrisque sauvage (bravo pour la lecture jeune naturaliste) la bardane, la brunelle et certainement une quantité d'autres, mais il est temps de prendre le chemin du retour et plusieurs petites grimpettes sont au programme. De plus il faut retrouver le bon chemin dans ce labyrinthe vert.

Parmi les centaines de pruneliers présents sur la zone nous recherchons activement un prunelier ! On veut voir le fruit, mais est-ce pour la gelée, ou pour le pousse café ?

Tout le long du chemin il fut question du bouillon blanc, plante géante et oh combien merveilleuse en ce début d'été. N'en n'ayant vu ce dimanche matin, ce n'est pas tout à fait l'endroit, nous mettons en photo cette plante. Cette photo fut prise sur le chemin de Eu à Mers-Les-Bains via le chemin des étangs.

Clémentine Séplufruiter