Contrairement à son habitude, le myosotis n'avait
pas très bien organisé sa visite, ce jeudi 27 octobre. En effet,
l'association avait choisi le seul jour sans soleil de la semaine,
et, de plus, avait retenu l'heure de la pluie pour démarrer la
balade. Ceci n'avait pas rebuté nos vacanciers parisiens. Parents et
enfants étaient équipés pour affronter les grosses gouttes
éparses.
A son habitude notre guide présenta la belle falaise mersoise, sa formation, sa vie et bien entendu sa flore, à savoir le chou sauvage et le séneçon cinéraire. Puis c'est la montée vers Notre-Dame des falaises avec un arrêt pour observer le chardon marie aux belles feuilles marbrées de blanc.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas, (ce
n'est pas de nous) ; cette année la flore est plutôt rare sur
les chemins, alors notre guide dirige sa balade sur la falaise. Il
n'a même pas la chance de trouver un cynorrhodon sur le rosier
des champs, nommé aussi églantier, mais il fait goutter aux
prunelles nombreuses sur les pruneliers
du Bois de la guerre. Nous quittons la falaise et contournons les
champs sans apercevoir de fleur, sauf quelques pieds de cardères
près de la friche.
La route de Blingue traversée, nous trouvons un peu
plus de flore, l'ortie
blanche, puis la matricaire
camomille, et une fleur de pavot
argémon une sorte de coquelicot
que notre guide transforme immédiatement en une belle poupée pour
l'offrir à la seule petite fille du groupe, qui, au grand désespoir
du guide, n'aime pas les poupées.
La découverte de la vallée est toujours appréciée
avec Saint-Gobain Déjonquière et dans le fond la ville d'Eu. Sur le
site de l'ancien terrain de moto cross, la flore, bien que frileuse
est présente, la carline,
ce superbe chardon doré puis argenté, la gentiane
amère toutes fleurs fermées, la
centaurée jaune et le minuscule, mais superbe polygala.
Il est grand temps de regagner la ville et de
découvrir sa flore, en autre la ruine de Rome, la linaire
cymbalaire toujours accrochée aux murs.
Eglantine

