En ce lundi, point de soleil, point de pluie non plus, juste un
ciel à la Eugène Boudin, c'est à dire des nuages gris.
Aujourd'hui, ils s'amuse à cacher le grand maître souvent désiré.
Cela ne rebute pas nos visiteurs de la région parisienne, de la
Marne, d'Alsace ou du tout proche Vimeux, pour une balade ; ils sont
tous là, enfants et ados en plus, au départ pour connaître un peu
plus notre petit paradis.
Avant de lui marcher sur la tête, Pascal, notre guide explique la
construction et le recul de la falaise et les trois plantes qui la
colonisent : le chou potager, le séneçon cinéraire et le
plantain corne de cerf. Puis c'est la grimpette vers Notre Dame des
Falaises toujours doucement, avec des arrêts réguliers pour
regarder la flore, c'est d'abord la menthe qui fleurit en ces jours
et le compagnon blanc, la silène jouet des jeunes garçons.
A mi-hauteur, autre arrêt pour présenter la scabieuse des champs, la centaurée scabieuse, puis les belles ombellifères qui
forment de vrais massifs, la carotte sauvage et le panais, puis le
beau chardon laineux. Un bon coup d'oeil au point le plus élevé
pour regarder le paysage moins brumeux au Nord qu'au Sud.
Retour sur le chemin et retour à la flore, avec l'onopordon fauxacanthe, la cardère sylvestre, la mauve et l'armoise, ainsi que la
picride vipérine et quelques mots sur la camomille matricaire.

Cette première partie de la balade fut très tranquille, nous
avons marché doucement et calmement, si bien que le contournement
des champs se fait un peu plus rapidement. Les blés sont coupés et
la flore en bordure quelque peu écrasée. Cela ne nous empêche pas
d'y voir des marguerites dorées et l'oenanthe de lachenal. Pas de
fruit sur la ronce, pas de ruée.
C'est avec une grande et belle vue sur la Vallée de la Bresle que
le petit groupe fait une pose, le temps de déguster une menthe
(maison) à l'eau et de regarder Pascal faire son jouet de fille avec
son coquelicot. (Cette fois-çi elle n'a pas sa belle robe de chez
Dior, c'est plutôt la foirefouille).
Dernière petite halte sur l'ancien terrain de cross, pour
connaître l'euphraise aussi nommée casse-lunette, le panicaut des champs, la carline (beaucoup de choses qui piquent aujourd'hui) la
vipérine, le lotier corniculé, l'origan et la sarriette.
La boucle bouclée chacun est heureux de ne pas avoir eu à
souffrir de la chaleur, juste quelques gouttes pour nous rappeler que
pour avoir toute cette verdure l'eau est nécéssaire. Petit souvenir
en poche, chacun repart vers d'autre distractions.
Marjolaine