Les
visiteurs pour notre balade dans le hable, n'étaient pas nombreux en
ce mercredi 17 juillet. Une seule personne s'était jointe à notre
guide, mais qu'elle bonne surprise pour ce dernier, une récidiviste.
Pour le troisième parcourt, Hélène venait prendre sa leçon
florale.
Comme
nous sommes entre gents de connaissances, les formalités d'usage
sont passées, la présentation du site et parcourt rapidement
effectuée et le départ pour la grande boucle donné. Juste
quelques pas et le premier arrêt pour un chardon, le chardon penché
puis c'est notre visiteuse, très désireuse de remplir au maximum
son herbier, qui interpelle notre guide pour la belle fleur rose
pâle, l'arméria
maritime autrement
nommée gazon d'Espagne, le thym serpolet et une petite silène
maritime.
Très
occupé à satisfaire notre visiteuse, le guide dérive totalement du
chemin "officiel" pour la plus grande satisfaction de tous
car dans le coin de belles et gracieuses libellules ont élu lieu de
vie. Ces énormes carnassières nous réservent une belle surprise.
Comme nous sommes en bordure de champs nous y trouvons de
la moutarde,
trop souvent confondue avec le colza et cette plante potagère du
Moyen âge, le chénopode blanc.
Nous
avons repris notre chemin officiel, en bordure du chardon
des marais,
du pavot
cornu,
du gaillet
jaune et gaillet
commun,
de la mauve,
et le très populaire lotier qui
d'habitude envahit toutes les prairies rases du hable, mais cette
année le jaune de ses fleurs manque, est-ce du à la sécheresse de
ce mois ?
Nous
quittons la première partie du grand lac pour la seconde, une
belette attriste quelques temps notre visiteuse, mais revenons à
notre flore avec mauve
hérissée, morelle, orchis
bouc, potentille
argentine,
rampante, séneçon
jacobé, panais
cultivé, salsifis, bugrane, l'aigremoine
eupatoire,
l'épilobe
hirsute, deux
mots sur le bel épilobe
en épi, langue
de chien,
la vesce
cracca, chanvre
d'eau, cardère.
Régulièrement notre herborisation est perturbée par un papillon,
notre guide qui y travaille maintenant depuis quelques temps, en
profite pour faire état de ses connaissances dans le domaine
lépidoptère.
Sur
la route du retour la grande surprise de l'après midi nous attend,
elle ne dure que quelques secondes mais ô merveille. Depuis le début
de la ballade les libellules nous ont montré l'entente parfaite,
mais l'issue de l'histoire se termine quelquefois au plus mal (le
bonheur c'est que notre guide a le temps d'immortaliser ce grand
moment de nature).
Enfin
nous gagnons, par des chemins détournés, le bord de mer, Hélène
en profite pour faire quelques révisions. C'est sur la "digue"
de galets que le lotier fait merveille avec ici et là, et là aussi,
le beau, l'énorme chou
marin.
La
visite se termine, notre amie emporte en plus de sa leçon de nature,
son petit cadeau souvenir et un peu de bronzage.
Narcisse
